Présentation

Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 21:12
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  • Débat

Face à l’impossible fédération des SHS dès lors que le système universitaire classe les recherches en fonction de leur sujet et non en fonction de leur approche, face à la difficile fédération des laboratoires et des centres de recherche, ainsi que celle des universités, ceci malgré l’interdépendance des sciences, des savoirs et des cultures, ne devrait-on pas commencer par examiner la scission de fait (et probablement aussi logique sur le plan intellectuel que fonctionnelle sur le plan structurel) entre les arts libéraux, d’un côté le trivium : ethnologie, anthropologie, sociologie, de l’autre le quadrivium : lettres, histoire, philosophie, psychologie, en d'autres termes l’enquête de terrain et l’élaboration de théories ?

Par Hervé Monde - Publié dans : Quid des Sciences humaines & sociales
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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /Oct /2009 08:25
Par Hervé R. - Publié dans : Qui suis-je ?
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 20:01

 

Les idéologies contemporaines à la lumière de l’utopie européenne

 

 

" L’Union offre à ses citoyens un espace de liberté,

de sécurité et de justice sans frontières intérieures, et un marché intérieur

où la concurrence est libre et non faussée. "

Projet de Constitution européenne, art. I-3-3
 

Loin d’être un projet topographique ou une réalisation architecturale, l’Utopie littéraire, c’est-à-dire l’Utopie qui fait l’objet d’une narration et d’une description, de Platon à Thomas More, est essentiellement une fiction littéraire consistant à jeter devant soi, en avant, une image née de l’imagination d’un auteur. Plus qu’une simple transcription, c’est-à-dire la reproduction d’une phantasia, l’Utopie est une projection, une action de jeter une idée devant soi. Elle devient ainsi une création pour soi et, par projection, une création pour l’autre dès le moment où elle est mise à la vue du lecteur. Et ce geste de mise en avant d’une image, à la vue de l’autre, oblige ipso facto une distanciation de l’auteur par rapport à son rêve, et d’autre part le regard critique du lecteur. Comme projection littéraire, l’Utopie est une fiction, soit une représentation en la pensée en premier lieu, en second lieu l’édification d’une cité modèle sur le papier.

 

Sur le papier, la projection n’apparaît au lecteur nullement comme une simple transcription d’un rêve irraisonné. Par l’effet de mise à distance obligeant l’auteur à s’expliquer, elle a le caractère d’un discours construit et d’un concept fini et idéal. Car l’Utopie littéraire, parfois sous-tendues à une argumentation, s’écarte des contingences du rêve pour naître uno actu sur le papier. Et, en tant que telle, l’Utopie est à double sens une fiction : une phantasia ou un remarquable travail de l’imagination, et un muthos relevant de la narration comme de la description.
 

Fiction donc, mais aussi édification. Qu’elle soit une ville, une île ou un continent, en tout cas la capitale de l’imagination, l’ou-topos mérite également la capitale du nom propre, même si cette projection est l’image-concept d’un autre-part non cartographié — et non d’un " nulle part " selon l’expression courante et contradictoire qui fait de ce " non-lieu " un lieu inexistant où ne pourrait pas vivre même un fou. Et c’est précisément son absence sur les cartes qui détermine l’impossibilité de transférer in situ l’Utopie par le fait même qu’elle est un quelque part non référencé et une fiction littéraire, opérant de le même façon que le " il était une fois " du conte, essentiellement atemporel.


Or, une fiction est elle-même atopique et irréalisable bien qu’elle présente des caractères vraisemblables ou plausibles. A ce niveau, les possibilités du témoignage à rendre crédible l’existence de l’Utopie sont si grandes qu’elles peuvent asseoir la cité et ses habitants dans l’Histoire comme cela a été pour les mythiques Babylone et Atlantide. Elle n’est pas moins une réalisation sur le papier : l’image-concept d’un autre-part ayant la capacité de créer, et même de verbaliser un espace qui lui est propre.

Ainsi donc, philologiquement, l’Utopie relève de la fiction et de l’imitation, mais étymologiquement elle relève de la notion du lieu, et même revendique la possibilité d’un topos où la cité peut s’ériger. Dans les faits, l’Utopie s’érige en la pensée et par le discours, ainsi n’est-elle soumise à aucune contrainte géographique, temporelle ou historique, puisque l’édification est laissée au travail de l’imagination de son auteur et du lecteur, l’un étant l’architecte d’une ville imaginaire, et l’autre un promeneur virtuel. Ainsi étant, la fiction littéraire fait fi de la réalisation hic et nunc qui tuerait dans l’œuf le rêve initial quand le topique et le temporel prévalent sur la fiction.


Est-ce pour autant que l’Utopie littéraire n’ait pas à voir avec l’Utopie concrète, autrement dit la fiction avec la pratique ? C’est demander si la première est réalisable, et la seconde viable. Puisque la phantasia a pour seules limites de rester dans le cadre de la fiction, le danger ne serait pas tant de vouloir appliquer l’Utopie littéraire à notre monde, car le maître d’œuvre constaterait rapidement que les murs sont fragiles et mettraient à l’épreuve la tentative d’édifier un monument sans charpente saine ; le danger serait d’extraire de l’armature une pièce véreuse pour l’appliquer à un édifice réel, ou encore d’extraire une règle intransigeante pour compléter un code de lois d’une cité actuelle. Comme on le sait, de tels agissements ont été perpétrés et se sont révélés désastreux pour l’humanité. L’Utopie, quelle que soit sa finalité politique, peut être pétrie de contradictions et d’intolérance tout en revendiquant des valeurs communautaires et pacifiques.


C’est pourquoi, il convient de préserver l’Utopie littéraire de l’attaque de quelque prophète en rappelant son caractère de fiction faisant l’économie d’une quelconque réalisation architecturale, en attirant l’attention sur rien moins qu’un logos (discours et verbe) mis au jour. A la fois divertissement sérieux et récit épelant la vérité des aspirations humaines, l’Utopie donne à réfléchir sur la condition humaine présente et à venir ; elle propose des solutions pour l’améliorer ou pour éviter des écueils.

Par R. Hervé - Publié dans : Europe des idées - Europe de la recherche
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 16:00
Par Raymonde Hervé, dite Monde - Publié dans : Focus sur l'actualité des SHS
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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 20:12

Sur Rue89 : "Les galères des « intellos précaires », prolos du savoir" http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/2009/04/14/les-galeres-des-intellos-precaires-prolos-du-savoir (extraits)

"Anne et Marine Rambach mettent à jour leur portrait des chercheurs, profs, journalistes… sous-payés et surexploités.

"2001 : Anne et Marine Rambach publient le plaidoyer « Les Intellos précaires » (Fayard) et donnent une existence concrète à un OVNI social : cette masse de pigistes, auteurs, nègres, salariés en contrat à durée déterminée, en contrat emploi-solidarité, chercheurs indépendants, professeurs vacataires, infirmières sans hôpital fixe. Un mutant sous-payé, qui doit survivre et cumuler plusieurs emplois. Comme tous les précaires, il échappe à toutes les classifications. Comme les Rambach, éditrices bénévoles, auteurs de livres et dorénavant scénaristes télé.

"2008 : c'est chez Stock qu'est publié la deuxième manche. « Les Nouveaux Intellos précaires » est écrit de façon aussi enlevée que le premier. Et passe en revue l'évolution du travail dans les secteurs de la presse, de l'édition, de la recherche, de l'Education et de la culture. Pour un constat accablant : la précarité de cette « nébuleuse de travailleurs de l'intellect qui partagent un certain sort dans le monde du travail contemporain » s'est aggravée. Et les syndicats et les partis de gauche ne se sont toujours pas vraiment emparés du sujet. « Excessivement libéraux, excessivement marginaux » L'intello précaire, c'est la victoire du libéralisme, le rêve du Medef. Mais c'est aussi une des plus belles preuves de la survie de l'individu devant la barbarie libérale : « Excessivement libéraux pour les analystes de gauche car ils se livrent à une concurrence sauvage dans un environnement largement déréglé, excessivement marginaux pour les analystes de droite qui voient en eux d'abord des opposants à la sacro-sainte culture d'entreprise. » L'intello précaire est une excroissance du système en même temps qu'un antidote. Saviez-vous que 50% des RMIstes parisiens exerçaient une activité artistique ou intellectuelle ? C'est une des infos en or du livre, dont les plus grands mérites sont d'être précis, clairs et pour autant ne pas céder à la pleurnicherie."

Par Raymonde Hervé, dite Monde - Publié dans : Focus sur l'actualité des SHS
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Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 19:02


Colloque "Israël-Palestine. Etat des lieux"
6 et 7 avril 2009

parmi une trentaine d'intervenants : Régis Debray, Alain Dieckhoff, Gilles Paris, Leïla Shahid, Avi Shlaim, Denis Sieffert, Dominique Vidal.
Programme et inscription sur : www.parisduvivreensemble.org 
 





Une étude téléchargeable consacrée à

l’égalité fille et garçon, de l’école à l’enseignement supérieur.

http://www.education.gouv.fr/pid20195/filles-garcons-sur-chemin-egalite-superieur.html

Par Raymonde Hervé, dite Monde - Publié dans : Focus sur l'actualité des SHS
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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /Mars /2009 12:59

Je prolonge l'article Le hors langage de nos élites. Le hors-langue(*) se définit d'abord comme le langage de "l'authenticité", du "parler vrai" (expressions qui fleurissent dans les articles de presse) ; c'est le registre de langue pratiqué par ceux qui prétendent "faire de l'esprit" tout en se mettant à la portée des citoyens (comprenez : pour toucher le peuple, soyons populaires et populistes à la fois). Ses trois représentants sont Berlusconi, Sarkozy et Aubry. Ses particularités révèlent un manque patent d'élégance rhétorique, de profondeur et de largesse d'esprit et souvent une méconnaissance généralisée, bref une inculture et un manque d'analyse, ce haut degré de l'incompétence de la part de ceux qui constituent nos élites politiques. 

Les berlusconniades.- C'est ainsi que Berlusconi, pensant expliquer le nombre de viols de femmes en Italie, légitime la violence à caractère sexuel en l'intégrant dans les actes et fantasmes sexuels. Selon Berlusconi, la beauté des femmes italiennes justifient, à tout le moins expliquent, la violence faite sur elle. Ici Berluconi manque cruellement d'analyse en confondant acte violent et acte sexuel, et montre une grave méconnaissance de la psyché des violeurs : un violeur d'enfant, de femme n'est excité que par la violence exercée sur sa proie, par l'assujettissement de sa victime. L'aspect esthétique n'a rien à faire dans la psyché d'un violeur qui n'est autre qu'un criminel. Cette confusion revenait à identifier le crime et l'acte sexuel. Il est probable que le curseur moral de psyché de Berlusconi est positionné au-dehors des normes humaines, fraternelles ou bien, comme chez les croyants fondamentalistes, l'acte sexuel est identifié à un crime... Berlusconi à nouveau, parlant d'Obama, affirme en piètre coquette aux traits tirés qu'il est, que le teint bronzé est un élément capital de réussite. Nous ferions bien de nous interroger sur la nature de la psyché de Berlusconi : criminelle et/ou puritaine ?
 
Les aubriolades.- Le hors-langue fait des émules en France en donnant également dans des propos pas moins sexistes de la part de Martine Aubry concernant Benoît Hamon : "l'idole" de toutes les femmes, lequel "prend en sandwich", avec Harlem Désir, la candidate aux Européennes en IDF (Il s'agit de Pervenche Beres). Aubry, pensant justifier son choix, peut-être parce qu'elle pensait de bon ton de faire de l'humour selon ses propres capacités, comme Sarkozy 'fait de l'authentique', est tombée dans le piège de la bassesse qui tourne en ridicule le locuteur. Le hors-langue est une bouffonnerie qui révèle une absence inquiétante d'esprit et de savoir, une absence également de modération, de prudence et de tolérance, rayant ainsi plus de deux siècles de Culture.
 
LE sarkozysme.- Sarkozy, lui, ne tombe pas dans le piège du sexisme mais pas moins dans la fange, dans la bassesse. Comme le pauvre clown se donnant en spectacle sur les places populaires, les soirées étoilées, Sarkozy s'adonne à la bouffonnerie, à la spontanéité, au parler vrai au vu des stars et du peuple, parce qu'il est fondamentalement, naturellement inculte, mais il a su présenter son inculture comme un acte d'authenticité. Je n'épiloguerai pas sur le "Casse-toi...", tout l'homme se dévoile dans ce propos (voir article précité). Le hors-langue de Sarkozy, i.e. le sarkozysme, consiste à faire de la culture de masse, en réalité de la vedettisation, un moyen et une fin : comme outil de communication (=moyen) et comme fin pour asseoir un pouvoir passablement légitime, et sous le prétexte de l'authenticité, comme un bon saucisson packagé faisant "terroir". L'authenticité est à la communication ce qu'est le terroir au marketing : un moyen commercial et une manipulation des masses. Il faut comprendre que la ruse de notre inculte président, - qui n'a d'autres outils dans sa boîte de président que sa spontanéité, son zèle diffus et son inculture -, a consisté à vendre l'inculture comme culture de masse, sous le slogan "efficacité-authenticité". Ce faisant, l'inculture est devenue un art politique et une stratégie de communication, et cette authenticité semble plutôt réussir auprès des masses en dépit de la baisse momentanée de notoriété.
 
Maintenant, comment transmettre à nos enfants la pratique d'une Culture, je parle de l'activité et de la pratique propres aux arts et lettres, lesquelles permettent l'élévation des esprits, la transcendance de la chose terrestre, matérielle ? Ne comptez pas sur les masses pour transmettre la vraie Culture d'élite. La sous-culture sarkozienne prend sa source non pas chez Erasme (on pourrait l'attendre de la part d'un président europhile) ou chez Aristote, Sénèque ou Hegel (on pourrait l'attendre d'un homme politique et esthète), elle prend sa source nullle part. C'est une culture ex-nihilo qui attire justement parce qu'elle véhicule du rien, synonyme de facilité ("pas de prise de tête", entend-t-on). Elle attire comme un tas de fèces attire les mouches : des acteurs, des chanteurs, des humoristes,  une top model recyclée dans une pseudo poésie marmonnée pour deenir (ô miracle!) la première Dame de France : la mécène des arts et lettres ? Non, mais une pseudo-Pompadour sans culture.
 
Voilà ce qu'est le hors-langue, un soi-disant parler-authentique. Il s'est installé parmi nos politiques, d'autant plus aisément qu'il est défini comme étant authentique, vrai. En réalité, il révèle un esprit sexiste, inculte, populiste chez Sarkozy (cf. Démocratie et populisme / http://reveil.monde.over-blog.com/article-2653400.html), un goût pour la facilité, et un niveau de langue que l'on ne peut plus s'étonner d'entendre et de lire dans les médias, dans les écoles, dans les rues. Pratiquer le hors-langue c'est tout simplement se ranger du côté de l'ignorance, c'est vouloir le nivellement par le bas des société, c'est prendre la voie d'un nouvel obscurantisme.
 
 
*On peut parler de langue, le hors-langue étant de plus en plus une branche linguistique à part de la langue française.
Par Raymonde Hervé, dite Monde - Publié dans : Europe des idées - Europe de la recherche
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Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 00:00


Dans un article du Monde daté du 28.02, Barbara Cassin (CNRS) passe au crible les discours de Nicolas Sarkozy et relève ses déficiences en rhétorique et en linguistique ainsi que son goût pour la culture de masse ("Tous les niveaux de discours sont confondus, nivelés au ras de la langue..."). Sarkozy est pourtant présenté comme un bon orateur. Or, l'art rhétorique ne consiste pas à parler comme l'autre, fût-il un "touche-moi pas" ou non, mais à composer un discours argumenté et structuré dans un style élevé et un registre châtier, qu'il soit attique ou non. "Registre châtier", voilà une recommandation que Barbara Cassin a oublié de pratiquer, toute philologue connaissant parfaitement son Aristote et son Quintilien qu'elle est. Autrement dit elle pratique elle-même le style "hors langue" de Sarkozy ("Quelqu'un a mal fait son boulot ?... Ou l'indice que, sachez-le, on s'en fout..". "Je pense qu'il pense que la culture ne sert à rien"). A cela s'ajoute un préambule larmoyant et personnel qui ne fait pas honneur à la qualité de la recherche française ("la crise est très grave, elle crée et créera du malheur"). La presse et la recherche vont-elles si mal qu'elles en viennent à publier des témoignages pathétiques et non plus des analyses et des reportages ?
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/02/28/sarkosy-m-a-tuer-par-barbara-cassin_1161665_3232.html#xtor=EPR-32280156

Par Raymonde Hervé, dite Monde - Publié dans : Europe des idées - Europe de la recherche
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Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 19:51

Les messages publicitaires qui viennent se greffer à ce blog ne sont pas de mon fait. Ce blog n'a aucune prétention commerciale. Merci.


Par Hervé R. - Publié dans : Annonces
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 12:08
L’université de Metz vient de réaliser pour le compte de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) un rapport de deux cents pages concernant la "place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires". http://www.halde.fr/Etude-sur-les-stereotypes-dans-les,12608.html

Synthèse par la Halde (extrait) :

-"L’image des femmes et des hommes continue de connaître un traitement différencié : les hommes sont plus souvent représentés que les femmes. Sur l’ensemble des illustrations étudiées qui incarnent le milieu professionnel, 1046 présentent des hommes, 341 des femmes. La place des femmes est encore fortement marquée dans la sphère domestique où leur rôle est réduit à celui de mère et d’épouse. Elles sont peu représentées dans les sphères économique et politique.

-Les personnes d’origine étrangère sont souvent représentées dans des situations dévalorisantes. Dans les manuels de géographie, par exemple, les chapitres sur l’Afrique et le Maghreb mettent trop souvent l’accent sur la pauvreté avec des photos d’enfants de la rue, ou de paysans traditionnels. Ces représentations stéréotypées ne sont que rarement contrebalancées par des images de modernité de réussites, de développement.

-Le handicap est rarement évoqué. Les personnes handicapées n’apparaissent quasiment que dans des contextes qui leur sont propres, en lien avec leur handicap. Dans les manuels de Sciences de la Vie et de la Terre, par exemple, les illustrations relevées montrent des personnes handicapées pour traiter de l’étiologie ou des conséquences d’une pathologie ou d’un accident. Dans les manuels d’anglais étudiés, les personnes handicapées ne sont présentes que dans le cadre de la présentation des jeux paralympiques.

-Les représentations des seniors dans les manuels scolaires relèvent d’une image négative. Les séniors y sont en effet présentés dans des contextes très stéréotypés : problèmes de santé, isolement, déficiences physiques, inactivité, etc. Cependant, le contexte le plus fréquent dans lequel apparaissent les seniors est la maladie et la dégénérescence du corps. Ces stéréotypes ne sont pas contrebalancés par une image positive des séniors, touchant à la valorisation de leur expérience, et/ou de leur rôle citoyen, familial, associatif ou bénévole.

-Concernant l’orientation sexuelle, l’étude montre que les manuels scolaires font totalement l’impasse sur ce critère lorsque sont évoquées des situations de famille, de vie ou de société. Les manuels scolaires n’évoquent l’homosexualité que dans des contextes spécifiques, voire caricaturaux. Dans les ouvrages de Sciences de la Vie et de la Terre, l’homosexualité n’est évoquée dans les chapitres liés à la sexualité que dans la partie traitant du SIDA."

Mon commentaire : Une telle enquête devra
it être étendue aux modèles normés véhiculés par la télévision (séries, téléfilms, publicités...), par l'entreprise (titres et fonctions), par les politiques publiques, par les écoles et les catalogues de jouets, par, enfin, une société aux mains d'hommes qui pratiquent la discrimination, et de femmes souvent sous l'emprise d'idéologies conservatrices ou religieuses qui s'accommodent  avec cet état de fait ; ces dernières étant les plus grands remparts à toute forme d'évolution.

Par Hervé R. - Publié dans : Soutiens et coups de coeur
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